lundi 25 janvier 2010

Brume

Dimanche 24 janvier


S'il est très frustrant d'annuler un vol, il est davantage quand il s'agit de la première sortie de notre jeune club. Ce dimanche matin la mauvaise visibilité nous a cloué au sol. Cette brume épaisse a eu raison de nous, certains ayant décidés de ne même pas poser un pied hors du lit. Dieppe attendra une nouvelle tentative de notre petite équipe.


Pour ma part c'est la crise, pas un vol depuis le 12 janvier dernier...

jeudi 21 janvier 2010

Givre

21 décembre 2009



Je n'avais jamais volé autant en hiver, le mois de décembre a été riche d'enseignements. J'ai découvert une autre façon de prendre l'air, survolé des paysages transformés par la météo; l'occasion de se pencher sur les spécificités de notre environnement en cette saison.

Le givrage par exemple, un phénomène météo dangereux pour l'aéronautique. Il modifie le profil de l'aile et donc diminue la portance, augmente le poids de l'appareil, augmente la traînée et diminue la traction. En clair l'avion rentre dans un domaine de vol totalement inconnue et les vitesses caractéristiques, d'approche, d'atterrissage ou de décrochage par exemple, deviennent obsolètes.

Les avions de lignes sont généralement équipés de systèmes préventifs et curatifs permettant d'éviter la formation de glace. En revanche une grande partie de nos petits monomoteurs utilisés en club sont beaucoup plus sensibles à ces phénomènes car pratiquement sans défense. Dans les deux cas la meilleur parade reste donc une analyse météo rigoureuse. D'une manière générale, le givrage de la cellule d'un avion s'observe lorsque celui-ci pénètre dans de l'humidité visible à une température inférieure à 0°C, mais pas toujours. Un phénomène en particulier a retenu mon attention, la pluie surfondue. Chacun sait que l'eau par convention est présente sous forme de glace en dessous de 0°C à pression standard (1013 hpa). Vous en avez sans doute fait l'expérience avec votre bac à glaçons dans votre congélateur. En revanche dans l'atmosphère on peut trouver de l'eau à l'état liquide jusqu'à -45°C. On dit que l'eau est en surfusion. En fait il s'agit d'eau dépourvu de toutes impuretés (pollution, poussières, cristaux de glace ect.), son état est instable. Il suffirait d'un petit rien pour qu'elle se transforme instantanément en glace, comme entrer en contact avec une cellule d'avion par exemple. Ce phénomène se rencontre principalement lorsque l'on vole a proximité d'un front chaud. Les gouttes d'eau provenant généralement d'un Nimbostratus dans l'air chaud se refroidissent dans la masse d'air froide inférieure mais reste à l'état liquide. Lorsque ces goûtes d'eau en surfusion rencontrent la surface d'un avion, elles retrouvent leur stabilité en se transformant instantanément en glace.

Cette petite vidéo illustre bien le propos :





En conclusion il ne faut à mon sens surtout pas s'empêcher de voler en hiver, au contraire, cela permet d'élargir sa culture aéronautique, améliorer son appréciation des phénomènes atmosphériques sachant que si doute il y a, la meilleur décision reste encore de ne pas partir évidemment. En revanche quand les conditions sont réunis, "le jeu en vaut vraiment la chandelle" :









Crédit photo N. Voirin



Crédit photo N. Voirin


Crédit photo N. Voirin


Crédit photo N. Voirin


vendredi 8 janvier 2010

Dernier posé de nuit


Dimanche 3 janvier 2010


Dernière approche, dernières minutes avant la validation de l'habilitation vol de nuit. La piste est là juste devant l'avion, prête à m'accueillir, m'indiquant le chemin pour rejoindre la terre ferme. 22h20, je suis à l'heure mais elle doit fermer et se débarrasser de sa parure blanche dans 10 minutes. Les balises se rapprochent, les lumières vertes du seuil de pistes passent sous l'appareil, ça y est les 3 phares d'atterrissage éclairent la ligne centrale, il est temps de tirer doucement sur le manche. Comme répété mainte fois auparavant j'exécute un arrondie et pose le PA28 sur la piste 07L de Toussus-le-Noble. Les contrôleurs ont quitté leur nid, il n'y a pas âmes qui vivent sur le terrain. L'avion ralenti doucement, on aperçoit l'éclairage bleu du taxiway en bout de piste qui me conduira jusqu'au hangar. Au parking la commande de richesse est ramenée en arrière, une dernière compression et le moteur se tait, le silence reprend ses quartiers pour la nuit. Le temps de reprendre mes esprits Arnaud et Olivier s'avancent, je n'ai même pas le temps de déverrouiller la porte qu'ils poussent déjà l'avion dans le parking. Royal !

Dans le bureau des opérations aériennes, je me laisse tomber dans le premier fauteuil qui me tend les bras. Je suis exténué, pas loin de 4h de vol aujourd'hui, je n'ai pas l'habitude de voler autant. Une journée bien récompensée, désormais me voilà disposé à côtoyer les astres de jour comme de nuit.

dimanche 13 décembre 2009

Vols d'hiver


- Habilitation vol de nuit -

Mieux qu'une simple habilitation, fendre la nuit à bord de nos petites machines ailées et défier l'obscurité permet de redécouvrir le vol à part entière. L'éclairage des instruments, la liseuse rouge qui diffuse une lumière tamisée dans l'habitacle, la perception différente de l'espace, des distances, de l'altitude, décidément je ne me lasse pas de cette ambiance unique qui prévaut dans un cockpit la nuit. Le vol sous les étoiles est tout simplement empreint de magie. Devenir aviateur nocturne n'est pas une folie, beaucoup de pilotes passent l'habilitation pour évoluer vers une carrière pro car elle est un préalable à l'entrée en stage CPL (Commercial Pilot License). Mais elle est accessible à tous. Il faut seulement 5 heures de vol dont une heure en navigation, 5 décollages et 5 atterrissages en solo. Pour ma part, déjà 3h30 de vol de nuit avec notre nouvel instructeur.

- Vols pêle-mêle -

Jeudi 3 décembre 2009 - Bourges

Seul aux commandes sur ce vol : pas de passager, pas d'amis pilote et pas d'instructeur à bord. La météo est en demi teinte ce matin. Il y a une très bonne visibilité mais l'altitude de la base des nuages dépasse tout juste les 1500 pieds. Ces paramètres sont compatibles avec un vol en régime VFR (Visual Flight Rules) mais la stratégie de navigation ne sera pas la même qu'un trajet à 3000 pieds initialement prévu. Tout d'abord il faudra revoir les verticales d'aérodromes : Etampes et Orléans Saint Denis de l'Hôtel demandent d'être à un altitude de 2000 pieds afin de ne pas interférer avec le tour de piste 500 pieds plus bas. Mais il n'est pas exclu, si le trafic est quasi nul de demander aux contrôleurs de passer vertical terrain à 1500 pieds. Deux options sont donc possibles : passer au dessus ou éviter les aérodromes. Ensuite il y a la zone militaire située juste avant Bourges. Dans cette espace les aéronefs militaires passent à très grande vitesse et n'assurent pas l'anti-collision. Quand cette partie est active il ne faut sous aucun prétexte pénétrer à l'intérieur. Trois options sont donc possibles : passer au dessus de la zone, en dessous de la zone, ou l'éviter en la contournant ou en se déroutant vers un autre aérodrome. Dans mon cas elle n'était pas active donc je pouvait la traverser sans encombre. Malgré cela, se faire confirmer l'information en vol par un organisme de contrôle n'est pas superflue, on ne sait jamais...

(F-BVTF vu depuis la tour de contrôle de Bourges)

Le train principal du F-BVTF touche la piste 24 de l'aéroport de Bourges, un atterrissage pas très réussi à mon goût avec une vitesse élevée en courte finale et donc un arrondie qui n'en fini plus. J'ai une petite heure devant moi pour déjeuner et me détendre avant de repartir. Je décide de me fournir dans un restaurant américain tenu par un certain Ronald, je vous le conseil. Puis passage par la tour de contrôle pour saluer l'agent AFIS et retour vers Toussus-le-Noble.



(Centre de recherches radioastronomiques)


(Arrivée à Toussus juste avant une averse qui inonde le terrain)


Mardi 8 décembre 2009 - Deauville Saint Gatien


Météo excellente, nous faisons les pleins et nous filons vers Deauville via St André et Bernay. A l'arrivée nous nous reportons sur le point SD et nous demandons une base main gauche pour la piste 30.


A l'arrivée un parqueur nous attend et nous positionne à côté d'un piper PA32 so british ! En effet quelques minutes plus tard un petit couple de cinquantenaires venus d'outre-Manche embarquent dans l'avion piloté par un monsieur du même âge très distingué et très courtois. Il nous fait un signe de politesse de la main puis lance le moteur de son aéronef. La classe britannique ne s'explique pas, ils ont ça dans le sang. Notre halte à Deauville ne durera qu'une demi-heure car nous devons ramener l'avion à Paris pour 14h30. Sur les murs du bureau de piste il y a des dizaines de photos du parking de l'aéroport gavé d'avions de lignes. A peu près tout ce qui vole s'est posé à Deauville : Caravelle, Boeing 737, airbus A320, MD80 et même un Iliouchine Il 86 ...


Après avoir avalé quelques madeleines, payé la taxe et déambulé quelques minutes dans l'aérogare nous repartons vers le Sud. Avant de rejoindre le tarmac nous passons par le portique de sécurité qui hurle et clignote, mais cette fois personne ne vous demande d'enlever veste, chaussures ou ceinture. La dame nous laisse continuer sous présentation de notre licence de pilote privé.


Le trajet du retour sera tout aussi agréable. Nous croiserons pas mal d'avions sur notre route d'où la nécessité d'avoir toujours un oeil à l'extérieur du cockpit.

Mardi 15 décembre 2009 - Le Touquet côte d'Opale


L'hiver s'installe, -4°C sur le parking de l'aéroport ce matin. La visite prévol n'est pas une partie de plaisir mais il faut garder impérativement la même rigueur qu'en plein été. Mes doigts gelés ont peine à deviser le bouchon du niveau d'huile du PA28. Heureusement l'avion a dormi dans le hangar, les aéronefs stationnés à l'extérieur sont recouvert d'une pellicule de givre.


Aujourd'hui il fait froid et bien nous volerons vers le nord, direction le Touquet ! Olivier, instructeur, m'accompagne à nouveau sur cette "rotation", il corrige mes erreurs en vol, me demande plus de précision dans mes paramètres et me soumet un petit débriefing une fois posé. Grâce à cette collaboration je progresse plus vite et chaque vol est riche d'enseignement. En revanche partir seul en navigation permet aussi de travailler la prise de décision, il ne faut donc pas effectuer ses vols en permanence sous l'oeil bienveillant d'un instructeur ou d'un pilote expérimenté. En effet solliciter son aide dès lors qu'une situation ambiguë se présente devient vite tentant.

(En descente sur le Touquet)



(En courte finale à Toussus-le-Noble)

Les autres photos ici :


mardi 24 novembre 2009

Vols et découverte


Fly by night


Mon tout premier vol de nuit en aviation générale. Non pas comme pilote mais en tant que passager. Ce soir la nuit est claire, l'air est calme. Clara, une pilote brevetée effectue la visite prévol du PA28 F-GOOM, c'est elle qui pilotera le petit quadriplace. Il fait déjà sombre dehors, les feux de navigation et les anticollisions de l'aéronef illuminent le parking. L'aéroport a revêtu son habillage nocturne, pistes et taxiway se distinguent dans la pénombre. L'avion est maintenant prêt et nous nous installons. A bord Xavier Girault, instructeur au club et Julien Jay, le créateur du Forum "Jeunes Ailes". L'éclairage des instruments crée une ambiance feutrée et tamisée dans le cockpit, personne ne parle à part la pilote qui effectue ses check-lists. Le moteur est lancé et nous roulons vers le point d'arrêt. Le phare d'atterrissage permet de suivre précisément la bande centrale du taxiway. Après les essais moteur l'avion est aligné sur la piste 25R et Clara pousse la manette des gaz à fond. Le PA28 s'ébranle, les balises de piste défilent de plus en plus vite, puis c'est la rotation et nous nous engouffrons dans l'obscurité.




La navigation prévue nous fait passer au-dessus des aérodromes d'Etampes, Chartres et Dreux nous sommes pratiquement seul dans les airs, le ciel est à nous. En dessous c'est l'agitation, sur les routes on distingue les phares des voitures formant de longues files ininterrompues. Puis les agglomérations deviennent de plus en plus éparpillées, puis plus rien. Difficile de naviguer quand les repères habituels au sol ne sont plus visibles. Clara règle la fréquence du VOR sur 114.7 (Rambouillet) et affiche le radial 170°, ce qui devrait nous conduire pile au dessus du terrain d'Etampes. Et effectivement 12 min plus tard nous distinguons les lumières rouges des antennes militaires situées à proximité de l'aérodrome. Le reste du trajet s'enchaîne parfaitement bien, à Chartres la cathédrale se dessine clairement au milieu de la ville. Nous passons Dreux et il est déjà temps d'appeler les services de contrôle de Toussus. Nous sommes en vue du terrain, Clara passe en vent arrière pour la piste 25R et prépare sa machine à l'atterrissage, vire en étape de base. La piste apparaît sur la gauche de l'appareil, une grande autoroute bordée de balises blanches, le seuil de piste étant délimité par une rangée de lampes vertes. On ne distingue pas la piste a proprement parlé, elle sera visible au moment où le phare d'atterrissage éclairera le bitume. Ceci donne l'impression de s'enfoncer dans un gouffre sombre jusqu'au dernier moment. L'avion touche la piste et ralenti peu à peu, nous dégageons en bout de bande et roulons pour le parking du club. C'est l'euphorie, les émotions procurées laissent une trace indélébile dans une vie de pilote. Il me tarde à présent de découvrir le vol de nuit, mais aux commandes cette fois ci !



Des vols


Depuis le début de mon mûrissement, j'essaie de voler une à deux fois par semaine. Il y a un programme à tenir et l'hiver ne facilite vraiment pas les choses. Les conditions météo marginales et les jours raccourcis imposent des vols, sur la journée, plus courts et donc moins loin. Ces dernières semaines j'ai eu le droit à un demi-tour sur un vol en direction du Mans, une barrière de nuages bas me barrant la route, et à une annulation pour cause de passage de front froid sur tout le pays...


Et puis il y a des jours où tout est réuni pour partir. Nous avons pu réaliser un superbe vol entre Toussus et Auxerre avec Olivier Monnot et Aurelien Beuf. Comme Olivier sort de sa formation de pilote professionnel et d'instructeur, il a pu critiquer de manière très objective mon vol et me sortir d'une impasse. Nous étions en contact avec Seine Info et je devais quitter pour passer sur la fréquence d'Auxerre, j'appelle donc le contrôleur pour lui faire part de nos intentions, et là rien... Personne ne répond. La situation est gênante car si nous quittons la fréquence sans le prévenir, il peut déclencher une procédure de recherche. Je me mets immédiatement en attente au Nord Ouest du terrain d'Auxerre pour réfléchir....réfléchir....réfléchir.... Olivier lui me laisse chercher, il a la solution mais il veut observer ma réaction face à un évènement inattendu. Au bout d'une minute (c'est très long une minute dans cette situation) il me vient en aide et me dit qu'une des différentes stratégies consisterait à contacter Auxerre et de leur demander d'appeler Seine Info afin de leur expliquer le problème. Adjugé vendu ! L'agent AFIS s'exécute et nous atterrissons sur la piste 19. La suite : resto, arrêt pipi, retour Toussus et boulot.


Un lâcher


Autre nouveauté, j'ai le privilège de piloter un nouvel avion au club. En langage aéronautique on appelle cela un "lâcher". Vous partez en vol avec un instructeur et il vous explique les particularités de l'avion. Vous faîtes des exercices de maniabilité (décrochage, virages etc.) et vous en profitez pour vous acclimater à la planche de bord. Ce nouvel aéronef c'est un Rallye MS 880B, un petit avion doté d'un moteur de 100cv.


(Photo Olivier Monnot)

Le Rallye a été construit d'abord par Maurane-Saulnier à partir de 1959 puis en 1966 par la Socata (Société pour la construction d'avions de tourisme et d'affaires). Ancienne filiale d'EADS, Socata appartient depuis 2009 au groupe DAHER.





Ce qui est intéressant avec ce Rallye ce n'est pas sa vitesse de croisière (à peine 160 km/h) mais le pilotage. L'avion dispose de becs à sorti automatique. Les becs sont situés au niveau du bord d'attaque de l'aile et permettent, lorsque l'avion évolue à des vitesses faibles, de recoller les filets d'air sur l'extrados de l'aile. Ainsi la vitesse de décrochage de l'appareil s'en trouve diminuée. Ces becs fonctionnent grâce à la pression de l'air. Dès que la vitesse est suffisante, la pression de l'air sur les becs les force à rentrer. Inversement lorsque la vitesse diminue, la pression de l'air sur les bords d'attaque diminue et les becs sortent "automatiquement".


(Ici un exempe de becs de bords d'attaque ou "slats" sur un airbus A310-300)


Autre particularité, c'est un avion à manche aux commandes très réactives. En revanche il a une faible restitution. Exemple, lorsque vous êtes en finale à l'atterrissage et que vous vous trouvez trop haut sur le plan d'approche, vous pouvez poussez sur le manche et afficher une assiette importante sans pour autant faire accélérer la machine démesurément. Ce n'est donc pas un avion très fin. Ce qui est un avantage dans ce cas devient une plaie dans le cas contraire, à savoir lors d'une approche sous le plan. Il faut vraiment mettre de la puissance pour éviter que la vitesse ne s'effondre. On a la mauvaise impression que l'avion s'enfonce. Dernière chose, la roulette de nez n'est pas conjuguée aux palonniers. En d'autres termes, les pédales qui commandent la gouverne de direction ne servent pas à diriger la roue du train avant conjointement. Il faut donc jouer des freins différentiels pour "conduire" la machine au sol...tout un programme quand on n'a pas l'habitude !



Sinon c'est un avion très agréable avec beaucoup de charme, j'aime le comparer à une sorte de "2cv des airs".


jeudi 19 novembre 2009

ATPL théorique c'est parti

Château de la Motte au Bois
Morbecque, 19 octobre 2009

Visite à l'IIAG-EPAG


Il est 14h, la secrétaire pose sur le comptoir de l'accueil un carton de petite taille. Sur la tranche on peut lire au niveau du bordereau d'expédition : "Hub'air Bruxelles Zaventem Belgique". Nous somme à l'Institut Aéronautique Amaury de la Grange et je suis à l'aube de ma formation de pilote.

(Hub'air est une école de pilotage belge qui travaille conjointement avec l'IIAG)

Dans cette précieuse boite 13 ouvrages regroupant l’essence des connaissances que doit acquérir le futur professionnel avant d’entamer la pratique. Pour obtenir l’ATPL théorique (Airline Transport Pilot License), l’aspirant doit valider 14 certificats, de la mécanique de vol aux radiocommunications, en passant par l’instrumentation ect. Chaque certificat est sanctionné par une épreuve sous forme de QCM, l’élève doit obtenir au minimum 75% de bonnes réponses par épreuve. Voilà pour le cadre réglementaire de l’examen, passons à la méthode. L’IAAG travaille en collaboration avec une école britannique, Bristol.gs, et propose une méthode d'apprentissage en anglais parfaitement adaptée au e-learning. Des cours structurés et abondamments illustrés, appuyés d'un support DVD contenant un double des ouvrages papier, des animations 3D et surtout un outil de suivi de progression.

Loin de moi l'idée de faire une quelconque publicité, leur réputation n'est d'ailleurs plus à faire, l'école a simplement misé sur la simplicité et l'efficacité, afin de faciliter l'apprentissage. Et une méthode plus digeste n'a pas pour vocation à sacrifier le contenu. C'est donc avec mon carton sous le bras que je quitte ce temple de l'aéronautique. Étudier ici ne doit vraiment être désagréable, voyez plutôt une partie de leurs locaux....

Avant de quitter la région, petite visite à l'aérodrome de Merville Calonne où sont stationnés les avions de l'EPAG (École de Pilotage Amaury de la Grange). Air France confit ses cadets fraîchements sélectionnés à l'IIAG-EPAG qui les forme de A à Z. Un jeune suivant le cursus des cadets d'Air France a de grandes chances de débuter sa carrière comme copilote sur A320, un rêve pour beaucoup d'appelés. Il y a une grande activité sur la plate-forme car ce n'est pas qu'un centre de formation de pilotes mais aussi de futurs mécanos.

(Photo Nav2000)

Voilà c'est parti pour 10 à 12 mois d'apprentissage théorique en parallèle du mûrissement avion. Une année qui s'annonce aéronautiquement bien chargée.

mardi 27 octobre 2009

France DC3 : la saison cloturée.

Dimanche 25 octobre 2009

Journée magique à Montargis

Il y a des jours où la vie réserve des moments qu'on aimerai retenir le plus longtemps possible. Ce dimanche commence par un vol dans l'air calme du matin . Le DR400 du club Jean Bertin, basé sur l'aérodrome de Chavenay, file à 110 noeuds sous une fine couche de nuages. Aux commandes un futur pilote de ligne, Arnaud, qui m'a proposé la veille de l'accompagner. On sent la précision du futur professionnel, les roues touchent le sol de la piste en herbe de 1200 mètres de Montargis à l'heure prévu.


Sur place il y a déjà du monde, tous attendent le DC3 avec impatience. Quand soudain il s'annonce à 4 minutes de la verticale, je reconnaît la voix de Jacques, mon instructeur, qui est pilote non en fonction (PNF) sur ce vol. Atterrissage en douceur, puis le pilote, Gabriel Evèque, place le vieil avion de ligne devant l'aéroclub. Le terrain se réveil petit à petit, les hangars s'ouvrent, des avions surgissent de tout les côtés. Ici un Stampe atterrit, là un Piper J3 débarque sur le parking visiteur, et sur le taxiway des passionnés viennent juste de sortir une magnifique réplique de Blériot qu'ils s'apprêtent à envoyer dans le ciel. Il flotte un doux parfum de liberté; pas de barrières, les gens peuvent approcher les machines. Une grande fête aéronautique où la spontanéité a bien fait son travail.



L'organisation est impeccable, barbecue succulant préparé par Jean-Claude Ronsiaux, responsable de la maintenance pour France DC3, projection de films relatant quelques tranches de vie du Dakota, rencontre avec des colobris de la Pilolist et j'en passe... Le changement d'heure fait que la nuit arrive vite. Le soleil se couche à 17h44 local, il est déjà temps de retourner vers Chavenay. Nous sautons dans le DR400 avec Arnaud, le DC3 vient juste de décoller pour un dernier tour de piste, avant de faire ses adieux et rentrer à Orly pour les grands chantiers de l'hiver.



Le moteur du Robin s'arrête sur le parking de l'aéroclub Jean-Bertin à Chavenay; nous rentrons chez nous avec des images plein la tête, impatient de revoir le F-AZTE au printemps 2010.